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Ferblanterie du bâtiment · Lavaux

Ferblanterie et chéneauxà Puidoux

Chéneaux pendants ou encaissés, descentes d’eaux pluviales, solins, noues, couvertines et habillages de lucarne : la ferblanterie est ce qui empêche l’eau du toit d’attaquer vos façades.

Ferblanterie, et non zinguerie

Le mot surprend parfois les propriétaires venus de France : ici, on ne parle pas de zinguerie mais de ferblanterie, et l’artisan qui travaille la tôle s’appelle un ferblantier. Ce n’est pas qu’une question de vocabulaire. En Suisse, la ferblanterie est un métier à part entière, avec sa formation, son CFC et sa maîtrise fédérale, souvent exercé en parallèle de la couverture parce que les deux se rencontrent en permanence sur un chantier.

Concrètement, le ferblantier façonne le métal en feuille pour créer toutes les pièces qui gèrent l’eau et les jonctions du toit. Les chéneaux qui collectent l’eau en pied de pan, les descentes qui l’emmènent au sol, les solins qui étanchent le raccord entre une cheminée et la couverture, les noues qui recueillent l’eau à la rencontre de deux pans, les couvertines qui protègent le haut d’un muret, les habillages de lucarne, les bavettes de fenêtre de toit. Rien de tout cela n’est standard : chaque pièce est mesurée, coupée, pliée et soudée pour le bâtiment concerné.

C’est aussi le poste le plus souvent à l’origine des désordres que nous constatons sur les façades de la région. Une trace verte qui descend sous un chéneau, un crépi cloqué au-dessus d’une fenêtre, un soubassement qui reste humide toute l’année : dans huit cas sur dix, la cause n’est pas la couverture mais un élément de ferblanterie percé, sous-dimensionné ou mal pentu.

Chéneau pendant ou chéneau encaissé

Le chéneau pendant, suspendu à des crochets en pied de toiture, est le plus courant et le plus simple à entretenir : on le voit, on le contrôle, on le remplace sans toucher à la couverture. Le chéneau encaissé, intégré dans la structure derrière un bandeau, disparaît visuellement mais devient un point critique : la moindre fuite s’écoule directement dans le bâti, souvent pendant des mois avant qu’on s’en aperçoive. Sur les bâtiments anciens du Lavaux qui en sont équipés, nous recommandons un contrôle annuel systématique.

Le dimensionnement compte tout autant que le type. Un chéneau trop étroit pour la surface de toiture qu’il collecte déborde dès le premier orage un peu violent, et les orages d’été sur le plateau vaudois ne sont pas timides. Nous calculons la section utile en fonction de la surface de pan, de la pente et du nombre de descentes plutôt que de reprendre bêtement la dimension existante, qui était parfois déjà insuffisante.

Matériaux

Zinc-titane, cuivre ou aluminium ?

Les trois se rencontrent couramment dans la région. Le bon choix dépend du bâtiment, de l’exposition et de la durée que vous visez.

Zinc-titane

Le standard suisse. Durée de vie de quarante à soixante ans, patine grise homogène, excellent rapport entre le coût et la longevité. Il craint le contact prolongé avec le cuivre et certains bois traités.

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Cuivre

Le choix patrimonial, souvent imposé ou souhaité sur les bâtiments de caractère du Lavaux. Il dépasse sans difficulté les quatre-vingts ans et sa patine verte est recherchée. Coût de matière nettement supérieur.

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Aluminium prélaqué

Léger, disponible dans de nombreux coloris RAL, insensible à la corrosion. Solution économique et efficace sur les villas récentes, avec une durée de vie moindre que le zinc.

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Attention aux mélanges de métaux : associer du cuivre en amont et du zinc en aval sur le même circuit d’eau provoque une corrosion galvanique qui perce le zinc en quelques années. C’est une erreur classique quand on remplace une partie seulement de l’installation. Nous vérifions toujours la cohérence de l’ensemble avant de proposer un matériau.

Chéneau et descente d’eau pluviale sur une maison
Interventions

Ce que nous réalisons en ferblanterie

La majorité de nos interventions ne sont pas des remplacements complets. Un chéneau qui fuit à une soudure se ressoude, un crochet descellé se reprend, une descente écrabouillée par la neige se change en une matinée. Nous cherchons toujours la solution proportionnée avant de proposer du neuf sur toute la longueur.

Le remplacement complet devient logique quand le métal est percé par la corrosion sur plusieurs points, quand la pente générale du chéneau est fausse et provoque des stagnations, ou quand la section est manifestement sous-dimensionnée. Dans ce cas nous en profitons pour reprendre les crochets, revoir le nombre de descentes et raccorder proprement aux canalisations enterrées.

  • Chéneaux pendants et encaissés, façonnés sur mesure
  • Descentes, coudes, déversoirs et raccordement aux canalisations
  • Solins de cheminée, bandes de rive et raccords contre mur
  • Noues, couvertines de muret, habillages de lucarne et bavettes
  • Réparation ponctuelle, ressoudure et reprise de crochets
  • Pose de protections de chéneau contre les feuilles
Réparation d’un chéneau en aluminium
Entretien

Un chéneau se contrôle deux fois par an

Entre les feuilles d’automne, les aiguilles de résineux et la mousse qui descend de la couverture, un chéneau se bouche vite dans une région aussi boisée que le Jorat. Une fois obstrué, il déborde par-dessus le bord extérieur, mais surtout il refoule par l’arrière, sous la première rangée de tuiles, là où l’eau atteint directement les pieds de chevrons.

Le curage de printemps enlève ce que l’hiver a déposé et permet de vérifier l’état après le gel. Celui d’automne, après la chute des feuilles, prépare la saison des fortes pluies. Nous proposons ces passages en complément du démoussage, ce qui évite de payer deux fois un accès en hauteur.

Questions fréquentes

Ferblanterie : vos questions

C’est un signal à traiter rapidement. Soit le chéneau est obstrué et un curage suffit, soit sa section est trop petite pour la surface de toiture collectée, soit la pente vers la descente est insuffisante et l’eau stagne. Dans les trois cas, l’eau finit par refouler sous les premières tuiles et atteindre les pieds de chevrons, qui sont la partie la plus vulnérable de la charpente. Le coût de la réparation n’a aucun rapport avec celui d’une reprise de charpente.

Souvent oui. Une perforation isolée sur du zinc encore sain se ressoude proprement et tient de nombreuses années. En revanche, quand le métal est piqué sur toute la longueur, la ressoudure ne fait que déplacer le problème de quelques mètres. Nous vous montrons l’état réel en photo et nous vous disons honnêtement dans quel cas vous êtes.

En Suisse romande, le remplacement d’un chéneau pendant se situe couramment entre 90 et 180 CHF par mètre linéaire en zinc-titane, pose comprise, et sensiblement plus en cuivre. Le prix dépend beaucoup de l’accès : un chéneau atteignable à l’échelle sur un rez inférieur n’a rien à voir avec un linéaire de vingt mètres à dix mètres de hauteur nécessitant un échafaudage ou une nacelle.

Elles réduisent nettement la fréquence des curages sous les arbres, ce qui est appréciable quand l’accès est difficile. Elles ne suppriment pas l’entretien pour autant : les aiguilles fines et la mousse finissent par former une croûte sur la grille elle-même. Nous les recommandons surtout sur les linéaires exposés à des feuillus proches, moins sur une toiture dégagée.

Oui. Les glissements de neige emportent régulièrement des chéneaux et des descentes dans la région, en particulier sur les toitures dépourvues d’arrêts-neige. Nous intervenons en urgence pour sécuriser la zone et rétablir l’évacuation provisoirement, puis nous remplaçons les éléments dès que les conditions le permettent. C’est aussi l’occasion de poser les arrêts-neige qui manquaient.

Pour aller plus loin

Prestations et communes liées

Un chéneau qui fuit ou qui déborde ?

Nous venons constater, nous vous disons si une réparation suffit et nous chiffrons les deux options. Déplacement gratuit dans le Lavaux.